Pour sa deuxième édition, du 21 au 24 novembre à Metz, le festival du film écolo de Metz voit plus grand, et plus ambitieux. Vingt films seront en compétition, autant seront montrés hors, en parallèle. Des actions sont prévues hors les murs du Klub : dans les écoles et la prison !

Le premier festival du film écologique, l’an dernier, s’appelait MaPlanète. Hélas, Canal + s’est lancé dans des arguties juridiques, au nom de sa chaîne Planète +. Désormais, le festival de Metz s’appelle Cinématerre. C’est presque mieux.

Le principe reste le même : un gros week-end durant, du 21 au 24 novembre, chacune et chacun aura la possibilité de visionner une quarantaine de films au Klub. Vingt pour la sélection officielle, en lice pour neuf prix, dont trois Aquabliers, récompense conçue par l’artiste ferronnier Jean-Pierre Hugon. Vingt autres dans la catégorie panorama. Attention, l’idée de fond, pour faire court, c’est de ne pas être dans le catastrophisme mortifère. « Nous voulons montrer les meilleurs films sur la transition écologique », présente Marie-Anne Isler-Béguin, présidente de l’Institut européen d’écologie, à l’initiative du festival.

Il s’agit de montrer aussi des films « qui lient des qualités de cinéma à une vision », souligne la vice-présidente du festival, Catherine Godignon. Le niveau s’annonce élevé, avec deux longs-métrages produits par Leonardo DiCaprio et un troisième sélectionné aux Oscars (Rendez-vous des tomates avec Wagner). Pour Marie-Anne Isler-Béguin, ce festival doit décoller : « Nous sommes les seuls sur ce thème au niveau français, voire international. Qui mieux que Metz, ville de Jean-Marie Pelt, de l’IEE et du G7 de l’environnement, est la mieux placée pour porter un tel festival ? »

Écoles et étudiants mobilisés

En 2018, MaPlanète avait attiré 2000 spectateurs. Combien cette fois-ci ? Une chose est sûre : d’une année à l’autre, les organisateurs ont pu fédérer davantage d’initiatives et de soutiens. Dix écoles de Metz, accompagnées par des étudiants de Georgiatech, vont réaliser des vidéos, projetées le vendredi soir. Les étudiants de l’UFR Langues traduiront les films… La première soirée sera offerte aux Youtubeurs et vidéastes, dont les Messins de Mamytwink, bien sûr. Le festival a aussi la volonté de l’ouvrir à tous les publics : des projections sont prévues à la maison d’arrêt de Queuleu et auprès de femmes en détresse.

O. J.

Au revoir le festival Maplanète, bonjour le Cinématerre !

27 septembre 2019Le Républicain Lorrain