Novembre 2018, flash back. Pour la première fois à Metz, un rendez-vous international offre un gage de notoriété à ces réalisateurs de longs, moyens et courts métrages qui parcourent le monde pour témoigner par caméra interposée de la fragilité, des atteintes récurrentes ou des maux encaissés par notre bonne vieille biosphère mais aussi des espoirs proposés par les chemins de la transition écologique grâce aux exemples de celles et ceux qui les utilisent.

Fruit d’une rencontre puis d’une collaboration efficace entre notre Institut et Ecrans des mondes, cette démarche cinématographique aussi cosmopolite qu’audacieuse reçoit alors un accueil épatant du public, confortant ainsi ses initiateurs dans leur volonté de réitérer l’aventure l’année suivante.

En novembre prochain, CinéMaTerre va donc succéder à MAPLANET(e). Un simple mais  pertinent changement de nom qui n’affecte en rien la philosophie et l’ambition du Festival. Celui-ci est bâti sur la pluridisciplinarité des thématiques qui ont inspiré les documentaires qu’il reçoit puis sur la qualité et le caractère généralement inédit des films que va retenir son comité de sélection et enfin sur l’échange entre auteurs, grands témoins et spectateurs qui parachève chaque projection durant la tenue de l’événement. Ainsi, CinéMaTerre a eu, d’entrée, pour vocation d’être un lieu qui stimule le débat. Il doit le rester.

L’événementiel caniculaire de cet été n’a-t-il pas été une fois encore l’illustration de ce besoin d’informations et de réponses qui agite le grand public ? Plus les années passent, plus les questions environnementales bousculent et impriment l’actualité, le quotidien de tout un chacun. Crise de la biodiversité, dérèglements climatiques, pression migratoire, déforestation, pollution, effets délétères d’un néo-libéralisme aveugle… cet assaut de traumatismes endurés par la planète  procure aux documentaristes de France et d’ailleurs un gisement de sujets inépuisables. Conséquence : puisque leur travail recueille un intérêt de plus en plus manifeste dans l’opinion, l’opportunité de l’invitation messine tombe à pic pour le partager avec le plus grand nombre et tenter par la même occasion d’y être primé.

En 2018, le cru des quelques 80 films en lice pour décrocher une place en sélection officielle était déjà de très bonne facture : celui qui vient d’être soumis à l’arbitrage du jury de sélection pour l’édition 2019 n’a pas dérogé à la règle. La vingtaine d’œuvres qui ont obtenu leur sésame pour figurer sur la liste des films en compétition ne pourront que passionner, surprendre ou interpeller les spectateurs attendus dans les salles obscures du cinéma d’art et essai KLUB les 21, 22, 23 et 24 novembre prochains. Outre les projections, CinéMaTerre sera le rendez-vous des Youtubeurs branchés écologie comme il se voudra une passerelle avec les jeunes générations de notre région transfrontalière, car c’est bien cette relève générationnelle qui doit s’imprégner de la transition écologique. Au soir du 24 novembre, quels seront les films qui figureront au palmarès de cette seconde édition ? Qui sera lauréat de l’Aquablier d’or ? Réponse dans quelques semaines.

– Patrice COSTA

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